La schizophrénie et mon travail ?
- Moryotis
- 30 nov. 2020
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 31 juil. 2022

J'écrirais cet article à la première personne car je ne peux parler à la place de quelqu'un d'autre, je n'ai pas cette double identité !
Il existe des maladies moins nobles populairement, c'est le cas de celle de ma santé mentale et physiologique dans son ensemble, ...
La schizophrénie et mon travail ?
- Suis-je condamné à piocher de petits boulots alimentaires depuis des siècles et des siècles ?
Ma différence me tue à petit feu car dès que j'ai annoncé ma pathologie au monde entier, c'est un Coming-out, c'est un feu à l'extérieur mais une pluie d'acceptation à l'intérieur.
Le regard de mon entourage a changé, il devient différent lui aussi et il s'entrechoque avec le mien à bras le corps.
Mon regard a aussi changé car je m'accepte même si les "on dit" sont très actifs à notre société.
Qui voudrait bien faire partie de mon réseau professionnel ?
J'aimerais dénoncer que cette dérive sectaire qui est de croire que notre pathologie est moins noble qu'une autre : Pourtant elle est à sauver et guérir comme toutes maladies existantes !
Pourtant j'ai publié une multitude de capsules vidéos expliquant ma situation et mon point de vue sur cette "maladie", pourtant j'ai écris et échangé avec moi même pour être en phase avec la société.
Presque aucun retour à ce jour !
Il manque plusieurs fils conducteurs pour que ma réalité rejoigne la réalité de notre monde professionnel. J'ose toujours croire que je ne suis pas très loin pour ne pas me trouver à des années lumières du désespoir !
"Tristesse et désolation" comme dirait ma mère, c'est un jour après l'autre que le monde se construit même intellectuellement et oui Paris ne s'est pas bâti en un jour.
Symboliquement j'espère "prendre Paris" comme "on tue le père" pour s'affranchir au niveau émotionnel mais ici c'est au niveau professionnel : Tout est symbolique dans mon existence ...
Je garderais toujours espoir de toute façon !
Quoi qu'il advienne même dans la souffrance la plus horrible !
C'est depuis 2013 lors de ma dernière incarcération ou plutôt prise en charge par des soins non adéquats et incompréhensifs des soignants, de l'entourage et même de ma "faute" car l'indicible ne s'explique pas encore.
Je me suis rattrapé en 2019 car j'ai réussi à prendre le dessus d'une décompensation tellement j'avais peur de retourner dans le brasier de l'enfer !
Il manque des mots pour expliquer ce que je vis effectivement mais croyez-moi que la pyramide de mes idées reste toujours en commun avec la recherche d'une quête commune à tous et toutes : Le bonheur.
La schizophrénie au travail est "mal vu" car elle est selon les mœurs passées moins productive alors que c'est tout le contraire car les délires sont une matière très malléable pour une créativité de chaque instant, je pense énormément à l'avenir et même celui à court terme qui fait de moi un esclave des temps modernes et priorise désormais quand même le bien être avant tout.
Mon père m'a toujours inculqué : Fait ce qui te rend heureux ! C'est à quoi je m'efforce aujourd'hui.
Si je veux parler en terme industriel c'est donc tout le contraire auquel je penserais, la créativité sera le travail de demain.
J'ai l'impression que psychiquement je suis plus productif que la moyenne même si j'ai besoin de plus de repos que cette même moyenne.
Alors faites le calcul à votre esprit !
"Et oui je veux vivre comme tout le monde ...
Donnez moi le droit."
Très beau texte. Selon moi, personne n'a le droit de donner le droit à quiconque de vivre comme tout le monde. Nous avons tous des droits et pouvoir vivre dans ce monde en fait partie. Les différences physiques et psychiques ne doivent en aucun cas être portées à la stigmatisation. Nicolas, tu es toi. Tu as le droit d'être toi tout simplement. Bonne continuation. Véronique