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La science de l’esprit est la spiritualité et non la psychiatrie

Dernière mise à jour : 31 juil. 2022

Je suis un cas qui pourrait paraître miraculeux : je suis un bipolaire qui a guéri.



Je suis un cas qui pourrait paraître miraculeux : je suis un bipolaire qui a guéri.

Je sais par expérience que ces mots vont surprendre et que certains ne voudront les croire. C’est une des difficultés de la bipolarité : à partir du moment où les médecins ne savent pas la guérir, ils affirment et insistent sur le fait que l’on ne puisse pas en guérir.

La bipolarité est selon eux une maladie incurable. Une maladie qu’il faudra traiter à vie par la prise de médicaments (la gamme est large : régulateurs d’humeur -lithium le plus couramment, neuroleptiques, anxiolytiques, antidépresseurs, antipsychotiques, etc.). Tout ce que l’on devrait pouvoir espérer serait une forme de « stabilité » à force de médicaments ingurgités chaque jour jusqu’à la fin de la vie. Les médecins confondent le fait qu’ils ne savent pas guérir cette maladie avec le fait que l’on ne puisse pas en guérir. Ils font de leur impuissance un paradigme… une science.

Faire d’un échec une science est tout à fait absurde.

Il y a également beaucoup de faux diagnostics concernant la bipolarité, et cela aussi est bien triste et souvent dommageable car ils associent la famille de médicaments à prendre avec le diagnostic qu’ils posent. Le soin se résume la plupart du temps à cela.

Dans la « bible » des pathologies psys nommée DSM qu’ils utilisent en référence afin de poser le bon diagnostic, la définition de la bipolarité est pourtant très précise. Une bipolarité n’a pas à être confondue avec une dépression ou avec un trouble cyclothymique simple.

Être bipolaire type 1 comme je le fus signifie que le souffrant a vécu au moins un épisode maniaque aigu et généralement vécu aussi une ou des phases mélancoliques (et non des dépressions). Est bipolaire type 2 le souffrant ayant vécu au moins une crise mélancolique et parfois un ou des épisodes hypomaniaques.

J’ai malheureusement pour ma part vécu trois crises mélancoliques et autant de phases maniaques aigues sur une période d’environ 15 ans. Je correspondais en tous points à la description donnée du bipolaire de type 1, aucun doute sur cela, le bon diagnostic avait bien été posé au bout de quelques années, après une première phase mélancolique puis une première phase maniaque aigue trois ans plus tard. Mais lors de mes hospitalisations, que ce soit dans les hôpitaux ou dans des cliniques psychiatriques, j’ai très souvent croisé des personnes diagnostiquées bipolaires (et j’en connais encore) qui n’avaient jamais eu ces crises extrêmes qui sont pourtant ce qui caractérise uniquement ce trouble. Ces personnes étaient pour la plupart des dépressifs chroniques, ou cycliques, mais pas des bipolaires.

La bipolarité est une maladie des extrêmes de l’humeur.

Le combat fut rude pour moi, croyez-le bien, survivre à une mélancolie n’est pas simple, et j’en ai traversé 3 !

Et aussi 3 phases maniaques, mais j’ai envie de dire « heureusement » les concernant car si je n’avais connu que des phases mélancoliques peut-être n’en serais-je jamais sorti.

Si vous voulez davantage connaître et comprendre mon parcours, je vous invite à lire mon livre autobiographique qui le décrit fidèlement :

Ce livre est un réel succès et il est utile à beaucoup.

Lisez les commentaires de lecteurs sur Amazon pour vous convaincre qu’il aide beaucoup de souffrants et certains proches à comprendre ce qui arrive, et surtout, à garder espérance.


« Espérance »

Ce mot si important est enfin posé dans cet article.

Oui je montre par mon expérience qu’il y a espérance, qu’il faut le savoir, car oui je m’en suis sorti.

Il faudrait alors arrêter de propager l’idée que cela est impossible puisque c’est donc possible.

Vous pouvez penser que je suis un miracle vivant, je pense plutôt, moi, que c’est le discours récurrent et sans espoir donné aux bipolaires qui malheureusement influence ce qu’ils vivront.

Selon moi, leur faire « accepter » cette maladie comme leur demande presque toujours leur psychiatre, « accepter » qu’il leur faudra toujours « vivre avec » et être sous médication à vie, abandonner toute espérance de guérison, conditionnent leur esprit à cela et c’est alors ce qui se réalise dans la grande majorité des cas.

C’est du conditionnement à l’échec, répété sans cesse, qui parvient à leur ôter l’espérance de guérison pourtant nécessaire et puissant moteur de guérison. Dans toutes les maladies, même les maladies physiques, l’espérance alliée à la volonté de guérir est d’une grande puissance et se révèle souvent efficace.

Mais paradoxalement dans le champ des maladies du psychisme, là où le psychisme est le centre de l’affaire et du trouble, on enlève cette espérance, pire on les conditionne à l’inverse. Ce n’est pas seulement le cas des bipolaires, le même discours est tenu aux schizophrènes : « vous ne guérirez pas, il va vous falloir apprendre à vivre avec, et surtout à toujours bien prendre vos médicaments ».

Ces médicaments ne sont pas les « nôtres »… mais les leurs… administrés car ils n’ont aucune autre réponse à ces souffrances.

Comme précédemment dit : ils considèrent que ces maladies sont incurables parce qu’ils ne savent pas les guérir.

Affirmer alors qu’il est impossible d’en guérir et en faire une vérité, une « science », est une étape qui ne devrait pas être franchie.

L’échec n’est pas une science, la réussite seulement peut en être une.

Ceci devient même criminel lorsque l’on se penche sur le nombre de suicides liés à cette maladie.


J’insiste beaucoup sur tout cela car imaginez-vous qu’une fois sorti d’affaire personne ne fut disposé à me croire.

La suite de ma vie montre pourtant que j’avais bel et bien raison : je n’ai pas vu de psy depuis plus de 7 ans, jamais repris de médicaments, jamais eu de rechute, ma vie a radicalement changé, je suis heureux de vivre, je ne pense même plus à tout cela, juste quelques instants peut-être parfois lorsque je consulte les ventes de mon livre écrit il y a maintenant 15 ans, et exceptionnellement aujourd’hui parce que l’on m’a gentiment demandé d’écrire cet article.

La bipolarité qui a pourtant été omniprésente de l’âge de 20 ans à l’âge de 36 ans voire davantage, n’est plus présente désormais dans ma vie.

J’en suis totalement libéré, j’ai gagné le combat, ce passé n’est plus moi.


La première année qui a suivi ma guérison j’ai pensé qu’il me fallait absolument le dire aux autres bipolaires, qu’ils devaient savoir que l’on pouvait s’en sortir.

Alors j’ai commencé à poster des messages sur des sites web connus sur le sujet (par exemple Le forum des bipotes) puis sur les groupes Facebook maintenant nombreux consacrés au sujet.


Quelle désillusion !...


Pourquoi ?


Parce que conditionnés par le discours sans espoir qu’on leur avait administré, aucun ne voulait écouter, aucun ne voulait m’entendre ou même accepter la réalité de mon expérience. Je m’y faisais traiter de menteur, insulter car je disais ne plus prendre de médicaments, accusé d’être ainsi un danger pour eux par mon discours.

Et si je parlais un tant soit peu de spiritualité (essentielle selon moi et je vais y revenir) c’était souvent pire : « je ne respectais pas les règles du site ou des groupes » qui très souvent se faisaient un devoir et une fierté… d’intégrer l’interdiction de parler de quoi que ce soit qui puisse être associé à une religion.

Les administrateurs effaçaient très vite mes posts ou me bannissaient, et je ne pouvais plus jamais y retourner.

Tout cela seulement parce que je leur annonçais que pour ma part j’étais guéri.

Incroyable, non ?

Terrible, non ?

EFFRAYANT.


En face de moi se dressaient des administrateurs de site ou de groupe qui s’étaient donné pour mission (« pour le bien des bipos » (sic)…) de devenir des dictateurs de cette seule pensée psychiatrique sans espérance qui n’est pourtant qu’échec quant à la guérison. Les autres souffrants semblaient également tous sous emprise de cette pensée, incapables d’accepter un autre discours ou de le lire sans m’attaquer et m’insulter, tous devenus des perroquets de leur psychiatre, porte-étendards de cette « religion sans espérance ».

Je ne leur jette pas plus la pierre car ils sont ceux qui souffrent pour finir de ce fait, ils sont les premières victimes de ce conditionnement. Mais aussi parce qu’il fut un temps où comme eux j’étais totalement sous influence de ce discours que j’avais moi aussi accepté, et donc accepté que je ne guérirais jamais, et qu’il me faudrait toujours avaler mes 4 comprimés de Teralithe (carbonate de lithium) chaque jour jusqu’à la fin de ma vie, que même s’il y avait sur ces décennies à venir, et je le savais, de forts risques qu’ils finissent par me détruire les reins (effet secondaire courant à long terme) c’était tout de même mieux pour moi ainsi. J’ai donc pris ces comprimés chaque jour pendant environ 15 ans.

Ce qui m’en a finalement sauvé c’est qu’ils ne m’empêchaient pas de tomber en crise bien que cela aurait dû être leur rôle. D’ailleurs, lorsque cela arrivait et que je finissais à l’hôpital en phase maniaque, les médecins m’accusaient immédiatement d’avoir arrêté de les prendre alors que c‘était faux. On voit encore une fois comme il semble impossible pour eux de penser qu’ils puissent avoir tort.

Et pourquoi est-ce si difficile pour eux ?

Justement parce qu’ils ont tort…

et que l’admettre les détruirait psychologiquement.

Ils en perdraient leur « Dieu » médicament.

Tomber en crise malgré la prise des médicaments fut donc aussi ma chance car un autre médecin plus tard me crut et me fit donc arrêter le lithium. Pourquoi le continuer puisque chez moi il n’empêchait pas les crises et qu’il allait peut-être pour finir me détruire les reins ?

J’étais de plus allergique à toute la famille « dépa » c’est-à-dire au Dépakote (le Dépakote est responsable de multiples déformations d’embryons, et de naissances d’enfants handicapés car nés de mères sous ce traitement lorsqu’elles étaient enceintes, un procès devait avoir lieu), Dépamine etc. Cette autre classe de régulateurs d’humeur me provoquait des jaunisses.

Bref toutes ces contrariétés ont finalement aidé à pouvoir me défaire de tous ces produits.

Sachez aussi que tous ces médicaments avaient de nombreux possibles effets secondaires, et que vous en aviez souvent d’autres à prendre, des « régulateurs », pour contrer ces effets secondaires.

Avant la prise de lithium, au plus fort de mes traitements, âgé de 20 ans en 1990, je pouvais avoir entre 20 et 30 comprimés à avaler chaque jour…

Ces posologies étaient plus proches de traitements d’apprentis sorciers que d’une médecine digne de ce nom.


Sachez que je ne suis pas le seul qui ai guéri et que personne n’a voulu ensuite entendre.

Par mes recherches sur le web je suis tombé il y a quelques années sur un homme américain à qui il était arrivé la même chose.

Comme il m’a fallu écrire un livre afin de pouvoir m’exprimer et tenter de me faire entendre, lui publiait des vidéos pour raconter et expliquer ce qu’il avait vécu, sa maladie, et sa guérison lui aussi vécue tel un éveil vers la spiritualité (Chaine youtube bipolarorwakingup).

Nous avons pu correspondre, il racontait de même que personne ne voulait l’entendre ; faire des vidéos ou un livre permet de pouvoir s’exprimer jusqu’au bout sans que personne ne vienne ni vous couper ni vous insulter.

Maintenant les choses semblent enfin commencer à bouger car en le recherchant je trouve aujourd’hui d’autres bipolaires vidéastes qui confirment notre discours à tous deux par leur expérience, et valident ainsi les concordances existantes entre la bipolarité et les étapes d’un éveil spirituel.

On trouve de plus en plus de vidéos qui comparent la bipolarité, spécialement sa phase maniaque, à ce qui se passe lors d’un éveil spirituel. Il y a beaucoup de similitudes.

Selon moi la manie c’est l’éveil spirituel qui vient frapper à la porte du bipolaire sans que généralement cela ne soit chez lui ni conscient ni maitrisé, il échoue donc, puis finit par tomber en dépression puisqu’il n’est pas fait pour autre chose.

Je pense que les personnes qui vivent des phases maniaques sont faites pour être spirituelles.

Lorsque cette spiritualité les touche par la manie ils vivent des expériences différentes de celles que l’on vit dans le monde parce que la réalité spirituelle est différente du monde. Ils s’y perdent.

De l’autre côté, la dépression et la mélancolie ressemblent à une révélation tristement expérimentée que ce monde peut n’avoir aucune saveur, car c’est ce qui arrive, il leur devient difficile ou même impossible de prendre du plaisir à la vie comme ils le pouvaient auparavant, tout a changé, tout ce qui leur donnait plaisir n’y parvient plus. Cette incapacité à ressentir du plaisir dans le monde peut se révéler un pas dissimulé vers l’éveil spirituel car on en trouve équivalence dans la spiritualité dans le fait de la nécessité de ne pas prendre trop gout aux plaisirs du monde, de savoir s’en détacher afin de développer sa part spirituelle.

Les millions de vues additionnées des vidéos de cet américain et le succès de mon livre semblent montrer au fil du temps, en trouvant un écho signifiant auprès des intéressés, que ce que nous disons n’est pas sans intérêt et pourrait être important : important non par le fait que nos discours se propagent mais important parce que nous sommes guéris, et que d’autres pourraient l’être aussi.

Ces maladies sont des maladies qui touchent l’esprit, le psychisme, l’âme, pourrait-on encore dire, et ma guérison est passée par l’émergence de la foi. Tout d’abord par un intérêt nouveau pour la spiritualité, puis par la foi. Ma guérison est survenue comme une forme d’éveil spirituel : un réveil de mon esprit, de mon psychisme, de mon âme.

J’ai commencé à rentrer naturellement plusieurs fois par jour en méditation, comme si cela était inscrit en moi, en mon corps, comme si mon corps savait aussi ce qu’il lui fallait vivre.

Alors qu’elle est maintenant utilisée à St Anne, hôpital psychiatrique très connu de la région parisienne, pour soulager les patients volontaires, dans les années 90 la méditation paraissait sans intérêt aux médecins, farfelue même. Non seulement les temps changent, mais ils semblent aller dans la direction qui fut la mienne, bien que nous soyons encore bien loin du compte.

Pour les médecins d’alors (et bien souvent aujourd’hui encore pour certains) tout intérêt naissant pour la religion, la spiritualité ou encore l’ésotérisme, étaient vus comme la maladie entrain de déclencher une crise ; c’était selon eux atypique et alarmant.

Lorsque mon âme a décidé de passer de la méditation à la foi, à la croyance, cela devint encore plus compliqué vis-à-vis du corps médical. Car même s’ils tentent parfois d’être tolérants en acceptant que l’on puisse avoir la foi, ne nous le reprochant pas explicitement et nous laissant semble-t-il avancer ainsi, dans le fond de leur pensées, dans leur intérieur, tout ce qui touche aux phénomènes de la foi s’assimile de près ou de loin à la folie.

La psychiatrie est l’athéisme poussé à l’extrême, c’est l’athéisme qui veut expliquer les phénomènes de l’esprit ; l’esprit n’est pas athée par nature, mais spirituel par nature…

La psychiatrie c’est nier tout phénomène psychique qui n’est comme ceux du monde alors qu’il existe bien des phénomènes psychiques liés à un monde invisible, un monde de l’Esprit. Il faut franchir cette étape en pensant qu’elle n’est pas folie pour comprendre ce qui se passe réellement dans le psychisme humain. Le psychisme humain vit des phénomènes de l’esprit, et de cet esprit et ses phénomènes ce sont les religions qui en ont parlé, c’est par elles que l’on trouve des compréhensions de ces phénomènes. Les religions expliquent l’existence de mondes invisibles connectés à l’esprit. Ceux qui s’intéressent sérieusement à la spiritualité, notamment à l’ésotérisme et à la mystique, savent qu’il existe un monde invisible et des êtres dans cet invisible pouvant nous parler par l’esprit. Lorsque ces êtres sont de mauvaises personnes on peut être sous leur emprise et des formes de possession peuvent ainsi apparaître. Ce que vivent parfois les schizophrènes ressemblent beaucoup à ces phénomènes religieux de possession ou d’emprise.

Mais tant que les psychiatres nient l’existence de ces choses, ils ne pourront jamais comprendre correctement ce qui se passe au niveau de la psyché du schizophrène, ils l’enfermeront alors dans une camisole chimique (et même parfois physique) qui sera leur seule solution, rendant ainsi la guérison impossible.

Si on leur disait qu’il vaudrait mieux se tourner vers des prêtres exorcistes, ils n’accepteraient évidemment pas cela. Pour eux tout ceci est fantaisie, et même folie.

La psyché est reliée à la spiritualité, il y a quelque chose à traverser.

Carl Gustav Jung Médecin psychiatre Suisse, Fondateur de la psychologie analytique disait :

« On ne peut voir la lumière sans l'ombre, on ne peut percevoir le silence sans le bruit, on ne peut atteindre la sagesse sans la folie. La clarté ne naît pas de ce qu'on imagine le clair, mais de ce qu'on prend conscience de l'obscur. »

La spiritualité vient du mot « esprit » mais ils refusent cette spiritualité et traitent la maladie psychique comme les maladies du corps alors qu’elle est une maladie de l’âme.

Spiritualité - Spirit : Esprit

La science de l’esprit est la spiritualité et non la psychiatrie

Freud qui avait compris qu’il s’agissait de maladies de l’âme n’allait pas chercher des causes physiologiques à ces maladies mais des causes psychiques. Il y a eu beaucoup d’avancées avec Freud, finalement en partie validées et acceptées par certains dans la science mais non par tous. L’objectif de Freud fut de faire une science athée de l’âme.

Mais là justement fut sa limite, et c’est à ce propos qu’intervient sa rupture avec Jung, son élève le plus doué disait-il, qu’il avait choisi pour présider la première société internationale de psychanalyse.

Jung était croyant, il le quitta, et ouvrit dans l’inconscient et dans cette nouvelle science que devenait la psychanalyse, des champs illimités, les champs illimités de la spiritualité.

Carl Gustav Jung :

"Les crises, les bouleversements et la maladie ne surgissent pas par hasard. Ils nous servent d'indicateurs pour rectifier une trajectoire, explorer de nouvelles orientations, expérimenter un autre chemin de vie."

En parlant de limitations…

Il existe toujours des limites chez l’autre, et lorsque cet autre est psychiatre, il a souvent la faiblesse de faire entrer le souffrant dans son mode personnel de pensées et ses propres limitations, plutôt que d’ouvrir le sien.

Quand le psychiatre pense que cela devient dangereux pour lui d’aller au-delà de ce qu’on lui a enseigné et qu’il ne veut pas dépasser, en retour cela devient dangereux pour nous, car très vite son mode de fonctionnement se réduit bien souvent à : médicaments, médicaments, médicaments, hospitalisation, hospitalisation, hospitalisation…

Il aura beaucoup de mal à changer son mode de pensée, à le dépasser pour guérir l’autre.

C’est une mise en danger pour lui de penser qu’un bipolaire puisse être guéri car cela va à l’encontre de ce qu’on lui a enseigné.

Donc, lorsque l’on guérit, personne ne veut l’entendre ; tous étant conditionnés autrement, notamment les bipolaires, par un discours leur expliquant qu’ils ne guériront jamais et qu’un arrêt de traitement conduira inévitablement à des crises et des souffrances terribles, avec risques de mort par suicide, ou par accident occasionné par des prises de risque irréfléchies lors d’une phase maniaque.

Tout ceci peut effectivement être vrai mais cela ne veut pas dire que l’on ne peut pas en guérir.

Enlever toute espérance de guérison, c’est les conditionner pour que la guérison n’arrive pas, c’est former leur esprit ainsi, c’est mettre en œuvre ici négativement le pouvoir de suggestion.

Et c’est le gros du problème car c’est ce conditionnement qui va empêcher toute guérison.

Le bipolaire est enfermé dans le mode de pensée de la psychiatrie et son échec à le soigner alors que la seule façon de guérir est d’aller par l’espérance au-delà de cela : réussir la destruction de ces limitations, c’est ce que le maniaque tente tel qu’il le peut lors de ses crises.

La spiritualité est liée au même processus de nécessité de destruction des limitations psychiques et physiques.

Lorsque l’on commence à avoir la foi il faut se dégager de tout ce qui nous a conditionné autrement, de tout ce qui est pensé par le monde, afin de toucher ce qui est au-delà du monde.

Ce fut pareil pour ma guérison.

Après avoir moi aussi été conditionné par ces discours limités et sans espérance que j’acceptais, j’ai dû m’en libérer, aller au-delà, croire autre chose. Et j’ai atteint la libération de la maladie comme le spirituel peut atteindre la libération de son âme.

Le processus est le même : le rejet du conditionnement, le combat contre les idées limitatrices, sociétales, l’espérance et la foi en quelque chose de plus grand, de meilleur, de plus vrai, le courage puis la victoire.

Ces questions se posent alors :

Au vu des similitudes entre ces deux libérations, ne sont-elles pas une seule ?

Et la guérison du bipolaire doit-elle forcément être spirituelle ?

Tous ceux qui je les trouve aujourd’hui semblent guéris parlent de la spiritualité, de l’éveil spirituel, il n’y a donc pas que moi.

La bipolarité ne serait-elle pas la réaction de l’âme, spirituelle par nature, qui n’aurait plus que ce moyen pour tenter de se libérer de ce qui n’est pas pour elle, cette illusion du monde matériel et des vies que nous y vivons ?

L’âme préférant tenter cela pour nous en dégager pour nous retirer ainsi du monde pour que nous arrêtions de nous perdre ?

La bipolarité, et par extension toutes les maladies psychiques ou psychiatriques, apparaissent-elles pour sauver notre âme, pour nous sauver d’un chemin qui la détruit ?

Ces maladies apparaissent-elles pour tenter de nous montrer ainsi le véritable chemin ?

La seule réponse du monde matérialiste à ces douleurs est la psychiatrie, comble de l’athéisme tentant de faire une science athée de l’esprit. Alors que, et je le répète une fois encore, l’esprit est par nature SPIRITUEL.

Pour guérir il a fallu que je me sorte de tous ces conditionnements auxquels j’avais cru.

Je pensais que je n’allais jamais guérir et j’avais accepté cela.

Mais mon âme, malgré les médicaments, provoquait des rechutes, pour qu’aux médicaments je finisse par ne plus croire.


Et il le fallait.

La méthode est rude et fut terriblement douloureuse, mais mon âme ne devait pas avoir d’autres choix pour se sauver et m’ôter de ces enfers sans espoir.


Dans le poème de Dante, la Divine Comédie, où Dante visite le paradis, le purgatoire et l’enfer, l’inscription qui accueille les damnés à l’entrée de l’enfer est celle-ci :

« Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance »

Les hôpitaux psychiatriques ne sont pas tous identiques, j’en ai connu plusieurs, et pas de doute que certains d’entre eux peuvent être assimilés à des enfers terrestres, par les douleurs vécues, l’enfermement et parfois la manière scandaleuse avec laquelle les malades sont traités par le corps médical, aussi malade, qui à bout de patience devient tortionnaire, abusif, terriblement cruel et despote. J’ai vu cela, des isolements arbitraires, des scènes honteuses.

Lors de ma première mélancolie, à l’âge de 20 ans seulement, entouré de toute cette souffrance et vivant la mienne insupportable à chaque instant, j’ai eu cette réflexion : je me suis dit que j’étais en enfer, et je me posais la question du pourquoi.

Cette inscription à l’entrée de l’enfer chez Dante fait malheureusement écho à ce que les psychiatres nous demandent vis-à-vis de la bipolarité : « Abandonnez toute espérance d’en guérir ».

Mais l’abandon de toute espérance n’est-ce pas justement là que commence ou qu’est l’enfer ?

Parfois, frapper à la porte de la psychiatrie est comme frapper à la porte de l’enfer, alors que l’âme elle cherche le paradis.

La psychiatrie est l’enfer du monde matériel, c’est l’enfer des hommes. C’est peut-être là que se passent les choses les plus dures à vivre. C’est vu comme des enfers par les autres vivants, qui pensent que ces mondes des hôpitaux psychiatriques sont vraiment des mondes où il ne faut pas aller, des mondes sans issue, des mondes irrémédiables : des enfers.

Ce n’est pas une invention de ma part, bien que ce soit une réalité que d’autres ne veulent pas accepter : je vais bien.

Le dernier psychiatre (mes visites prirent fin il y a environ 7 ans), j’ai dû le quitter, il ne voulait pas me lâcher, il continuait même à m’écrire pour que je revienne.

Il me pensait malade parce que je disais que je n’étais plus malade.

Et aussi parce que je parlais de spiritualité et de religions.

C’est bien moi qui avais raison puisque je n’ai jamais eu à y retourner, ni vers aucun autre, ni donc eu à prendre de nouveau des médicaments.

J’avais raison et lui tort mais il était incapable de l’accepter.

Il serait allé jusqu’à me harceler pour que je retourne à son cabinet.

Et ce n’est pas le pire que j’ai rencontré puisque je l’avais choisi parmi d’autres, parmi ceux que je pouvais voir.

Il y a bien pire que lui.

Mais voyez comme il est impossible pour eux de changer leur mode de fonctionnement, leur mode de pensée.

Et le bipolaire c’est justement le chemin qu’il a à faire, quitter leur mode de pensée. Il doit changer le mode de pensée dans lequel par leur impuissance à guérir ils l’ont enfermé ; la médecine mais aussi tout le reste depuis le début de son existence et de sa construction psychique : la société, son éducation, tout ce qui vient du monde et tout ce qui est le monde, pour aller au-delà du monde.

Le spirituel devra faire pareil pour pouvoir atteindre l’éveil de sa conscience.

Le bipolaire est fait pour le monde de l’esprit, et le monde de l’esprit est un monde spirituel qu’on le veuille ou non.

Ce monde de l’esprit est relié à un invisible, et à Dieu, il existe bien un Dieu. Pour se nourrir spirituellement, l’esprit doit trouver autour de lui des gens qui croient en Dieu pour pouvoir discuter de toutes ces choses de l’esprit.

Ce n’est pas le psychiatre qui croit en Dieu. Un psychiatre qui croit en Dieu s’il y en a 1 sur 100 c’est peut-être le maximum…

Nous vivons dans un monde basé sur l’athéisme, où selon la plupart des gens et pour « l’intelligentsia » qui influence la pensée collective, Dieu est une fantaisie, voire une folie.

Alors que c’est Une Réalité à laquelle il faut commencer par croire pour qu’elle se révèle en tant que réalité.

Dieu existe quel que soit le nom que vous lui donnez.

Les religions et les hommes du passé l’ont dit, l’ont écrit, ont construit des églises et des temples partout, ont laissé des traces, ont expliqué cela : qu’il y a bien un Dieu. Les hommes d’avant vivaient avec la foi, pour s’en convaincre il suffit donc de regarder toutes les églises qu’ils ont construites, dans tous les villages de France il y a une église, pour nos ancêtres l’existence de Dieu était bien une réalité, ils n’étaient pas tous fous comme on essaierait désormais de le faire croire ou de faire passer pour simples d’esprit, pour des naïfs ou des arriérés les personnes qui croient. La sagesse était la foi, alors que la foi est souvent vue comme une folie désormais.

Quand j’ai commencé à être malade, en 1990, beaucoup d’articles paraissaient dans les magazines sur la dépression, la nommant « maladie du siècle ». Au départ, la mélancolie est comme une dépression, mais une dépression qui devient gravissime. En cette fin de 20 ième siècle où nous étions, appeler la dépression « maladie du siècle » sous-entend que cette maladie n’était pas courante dans les siècles passés.

Comme je l’ai dit, l’esprit a besoin de nourritures spirituelles, à partir du moment où l’on a séparé l’Eglise de l’Etat -ce qui était peut-être nécessaire- on a aussi voulu enlever la foi de la société, là fut la principale erreur ; on a commencé à exclure la religion et la foi de la pensée de l’Etat, et cela a fini par les effacer de la pensée des hommes. La foi faisait auparavant partie de la vie des hommes et était très importante pour eux. Toutes ces constructions d’églises ce n’est pas rien. Ce n’était pas seulement imposé par l’Eglise liée à l’Etat mais la conséquence directe de la foi des hommes.

Les hommes avaient ainsi des nourritures spirituelles que tous ou presque prenaient chaque dimanche.

L’époque était autre, il n’y avait alors pas de télévision ni tout ce que nous avons maintenant pour les nourrir d’autres choses, tant et tant de choses inventées comme besoins ou loisirs par le capitalisme et sa société de consommation.

Ils avaient la foi et se nourrissaient spirituellement par la religion. La foi était pour eux réalité car lorsque l’on a la foi elle devient une réalité. La véritable foi fait de l’existence de Dieu une expérience concrète, on ne la vit pas comme une « croyance » mais comme une réalité tangible car on obtient de Dieu des preuves dans nos vies de son action et de son existence.

Le monde d’avant l’explosion du matérialisme dû à la révolution technique vivait ainsi.

Le divin était présent car la foi développe une connexion à Dieu.

C’est ce que notre société moderne ne vit plus actuellement.

Cela ne veut pas dire que Dieu n’existe plus, cela dit seulement que les hommes n’ont plus assez de foi en Lui.

La dépression serait-elle la maladie d’un siècle qui commença donc plutôt en 1905 par la séparation de l’Eglise et de l’Etat ?

Toutes ces maladies psychiatriques se sont étendues au 20 ième siècle, elles n’étaient pas aussi présentes auparavant. Elles ont commencé à s’établir car l’esprit doit trouver une nourriture spirituelle pour être en paix et il ne la trouvait plus.

Il semble y avoir une véritable corrélation entre l’émergence de ces maladies et la séparation de l’Eglise et de l’Etat, entre l’expansion des maladies psychiatriques et la baisse de la foi.

Nous sommes passés d’une société où beaucoup avaient la foi à une société où beaucoup sont athées.

La religion avait peut-être des dérives en son sein, voulant sans doute trop imposer ses volontés religieuses aux hommes, qui en perdaient ainsi une part de leur libre arbitre, ceci nécessitant alors une libération qui arriva ainsi.

On a alors voulu couper tout ce qui était lié à la foi dans la société, créant une société athée. A partir du moment où les humains n’ont plus nourri leur esprit de spiritualité, ces maladies psychiatriques se sont étendues pour en arriver où nous en sommes aujourd’hui.

La foi est aujourd’hui souvent vue par la société comme une sorte de supercherie, de fantaisie. Alors qu’auparavant c’était tout le contraire, la « normalité » était d’avoir la foi, et « l’anormalité » de ne pas l’avoir.

La santé c’est un corps sain dans un esprit sain, en latin « Mens sana in corpore sano ».

Les nourritures du corps sont les nourritures terrestres (que l’on a d’ailleurs presque toutes abîmées par les pollutions), les nourritures de l’esprit sont les connaissances spirituelles, la spiritualité.

Il faut l’équilibre entre ces deux nourritures, entre ces deux parties de l’humain que sont le corps et l’esprit.

Il y a donc bien 2 pôles, une « bipolarité » en effet, il faut réaliser une union harmonieuse de ces deux pôles, entre l’esprit et le corps, entre le céleste et le terrestre, entre le spirituel et le matériel.

La plupart dans notre société ne vivent que sur un seul de ces 2 pôles, majoritairement le pôle matériel, terrestre, pensant qu’ils sont leur corps et s’identifiant uniquement à lui, faisant tout pour les plaisirs des sens de ce corps. D’autres, minoritaires, tentent de vivre sur l’autre pôle, presque uniquement sur celui-ci ; les religieux par exemple qui doivent se désintéresser des passions et des « plaisirs » du monde pour se consacrer au céleste.

Tous semblent donc essentiellement devenus unipolaires, vivant soit sur un des pôles soit sur l’autre, telle cette séparation de l’Eglise et de l’Etat qui se révèle en eux, séparant le matériel et le spirituel, collectivement, et également individuellement, les rendant moitié de ce qu’ils étaient et devraient être : c’est-à-dire à la fois terrestre et céleste.

Vu ainsi le bipolaire est celui qui cherche à retrouver la double nature perdue de l’homme, celui qui tente l’équilibre entre le matériel et le spirituel dans un monde où cela n’est plus la normalité.

La normalité est pourtant bien que le corps et l’esprit soient nourris l’un et l’autre, et équilibrés l’un avec l’autre.

Le malade bipolaire passe d’un pôle à l’autre, successivement comme à la recherche de cette vérité, de cette union et de cet équilibre.

Nous naissons tous désormais en France dans une société devenue athée qui tente de l’imposer comme la norme et devons vivre en ce monde matériel unipolaire. Lorsque parfois des êtres ouvrent un tant soit peu leur esprit à des nourritures spirituelles, ou que la spiritualité devient nécessaire à leur équilibre, ils se trouvent rapidement en opposition avec leur environnement et avec tout ce qui précédemment les a conditionnés autrement, cette bipolarité devient problématique et se transforme pour certains en maladie.

Cette recherche du spirituel peut être consciente ou inconsciente.

Comme je l’ai suggéré elle peut venir de notre âme : sans que nous le comprenions, la maladie pourrait être son choix, sa tentative de nous dégager du monde matériel et de ses mauvaises influences sur nous.

Les religions expliquent qu’il faut se détacher du monde dans lequel nous sommes, que la vérité n’est pas cela.

Le bouddhisme parle d’une illusion totale concernant ce qui se passe dans le monde.

Jésus nous montre qu’il faut être dans le monde mais ne pas être du monde, que la vérité est autre, qu’il ne faut pas écouter le monde.

On trouve ces idées aussi dans l’hindouisme où nous devons tout faire afin ne plus revenir dans le monde, afin de ne plus avoir à nous réincarner.

On peut trouver dans les spiritualités des choses très étonnantes soutenant tout à fait cette thèse de bipolarité de nous-mêmes et des choses comme étant intrinsèques à la nature humaine. Prenons pour exemple le discours attribué à l’ange Rochel dans la Kabbale devenue Judéo Chrétienne.

« Je suis celui qui vous fait prendre conscience de votre bipolarité pour mieux la quitter »…

Etonnant de retrouver ici ce terme de « bipolarité » !

L’ange Rochel :

« Je suis l'Amour du Dieu Père et du Dieu Mère

Je suis l'Equilibre du Père Divin et de la Mère Divine à l'intérieur de vous.

Je suis celui qui vous permet d'atteindre la Conscience d'être à l'intérieur de vous.

Je suis celui qui ramène l'Unité en vous.

Je suis celui qui vous fait prendre conscience de votre bipolarité pour mieux la quitter » (…)


(Voyez ici montrée une « bipolarité » naturelle chez l’homme, deux pôles en lui à équilibrer et unifier)


On ne peut pas vivre dans le mensonge, dans ce qui n’est pas vrai.

Et ce qui est vrai est qu’il existe un monde de l’esprit et une vérité spirituelle.


A ne pas les considérer nous vivons un monde déséquilibré où des êtres expérimentent une opposition entre ces deux pôles de l’existence, le monde de la matière et le monde de l’esprit, une bipolarité qui devient maladive, qui devient maladie.

La solution réside dans la spiritualité et la connaissance de l’esprit, là se trouve le nutriment indispensable à la guérison et le vrai chemin de l’homme. Pourtant, si vous allez raconter cela à un psychiatre, il vous pensera malade parce que lui a pris une direction contraire ; il a une « église psychiatrie » qui est athée. Pour son propre équilibre qui est en fait un déséquilibre, il ne veut surtout pas ouvrir la porte à tout ceci, un déséquilibre qu’il pense être un équilibre car presque toute la société vit ainsi sur un unique pôle.


Le monde s’en trouve inversé nous dit la Kabbale.

Ce que nous pensons être vrai est l’inverse de ce qui est vrai.


Platon dit la même chose avec son mythe de la caverne, expliquant que ce que nous prenons pour la réalité n’en est que l’ombre, que les hommes résident enfermés dans cette fausse réalité, monde des ombres. Et que si vous le découvrez, si vous trouvez la véritable réalité en sortant de la caverne, puis y retourner pour dire à tous la vérité et les libérer… personne ne vous croit, personne ne vous écoute.


C’est ainsi que fut ma vie.

Je vivais avec tous dans cette caverne que les hommes pensent être la réalité, mais qui n’est qu’images, illusions qu’ils ont formées. Dans cette obscurité, parmi ces ombres, je suis tombé, je suis devenu malade, presque mourant. Puis par une force qui m’a dépassé j’ai un jour réussi à sortir de ce désespoir et de cette caverne, enfin libre j’ai pu voir la lumière.

J’ai voulu revenir leur dire mais personne ne voulait entendre.


Aussi douloureuse qu’ait pu être, ou puisse être la bipolarité, aussi rudes qu’y furent mes chutes et mes souffrances, elle m’a permis d’être dégouté du monde tel qu’il était, ou tel que je le vivais : la mélancolie est aussi un rejet du monde, on ne trouve plus aucun plaisir dans le monde.

Et parfois cela peut ouvrir la porte à autre chose.


On nous demande d’aimer le monde.

La société nous le demande, elle nous demande d’être dans le matérialiste, de l’aimer et d’y rester.

Car l’aimer c’est aussi souvent consommer…

Et consommer c’est faire tourner l’économie du monde et le faire perdurer…


Ce désamour du monde qui survient dans la mélancolie m’a permis de découvrir autre chose.

Quant aux phases maniaques, je les vois désormais comme le fait de toucher tout à coup la liberté de l’âme : toucher la libération intérieure.

Mais rester enfermé par l’extérieur.

Car autour de nous, tous sont dans une limitation perpétuelle des possibilités de l’âme, et refusent qu’une âme se libère.

Une âme libérée et sans limite semble ne pouvoir trouver aucune place dans un monde qui ne l’est pas.

Elle est refusée. Les autres veulent absolument l’empêcher de se libérer et de s’adapter au monde. Cette âme se perdant dans ce qu’on lui renvoie, on va très vite l’enfermer dans un hôpital pour lui administrer des drogues puissantes pour que tout cela cesse.

Alors qu’elle vit une tentative de libération qui si elle l’a réussie peut-être une guérison…


Pour y parvenir, j’ai dû pour un temps quitter le pays.

J’ai vite ressenti devoir me détacher de ma vie, quitter ma famille, mes amis, pour vivre autre chose dans un autre pays où personne ne viendrait s’interposer entre moi et la liberté, ni me freiner ou m’immobiliser.

J’étais nouveau, il me fallait quitter l’ancien.


Sans cela je n’aurais pu aller au bout du processus.


La phase maniaque, c’est tout à coup se délester de toutes limites et vivre une forme de totalité qui va au-delà de la terre et de son monde -de ses conventions sociales surtout- c’est toucher le ciel et les étoiles, c’est devenir céleste sur terre.

Cette âme veut jouir à chaque instant de cette liberté retrouvée ; et cela prime sur tout, elle a l’impression d’être enfin en vie.

N’est-ce pas d’ailleurs ce qu’annonce le Christianisme nous disant que lorsque le monde disparaitra nous connaitrons la véritable vie : la Vie. Cette Vie sera même devenue éternelle.

Jésus parle de cette Vie de liberté, de cette libération. Comme si le bipolaire en phase maniaque en vivait un avant-gout dans un monde qui n’est pas libre, qui n’a pas disparu tel qu’il est. C’est ce qui fait que le bipolaire se retrouve souvent dans des situations qui paraissent absurdes ou folles aux autres mais qui ont un tout autre sens pour l’âme.

La matière n’est pas le monde de l’âme.

Pourtant dans ces moments l’âme est en forte relation avec le corps, comme jamais auparavant ; telle une fusion corps et âme enfin parfaitement établie, comme si les sens étaient décuplés et donnaient l’impression de ne faire qu’Un avec la Nature.

Rechercher l’Unité avec la Nature est également un des buts révélés de l’éveil par certaines spiritualités, qui comprennent que le monde de la matière, et par exemple le fait d’être toujours entouré dans une ville de voitures et de bâtiments, n’est pas la condition naturelle de l’homme... L’homme est comme la Nature, il en fait partie. L’homme est plus proche de ce qu’est un arbre de ce qu’est une voiture… C’est une évidence que nous avons oubliée et qui est pourtant essentielle à la survie de l’homme, à sa santé, et à sa vérité.

Lorsque qu’un bipolaire va quitter la ville et se mettre à courir vers les forets pour s’isoler du monde, c’est l’âme qui aspire ainsi à la libération, et à retrouver sa vraie nature. Il est alors son âme ou il devient son âme. La vérité spirituelle est que nous sommes notre âme et non uniquement notre corps et notre conditionnement matériel. Cette âme du bipolaire décide de se révéler et d’arracher tout à coup toutes ses chaines, qu’importe le reste.

Cet état peut être délicieux, je peux vous l’assurer, mais confronté aux difficultés qui peuvent lui faire face, il peut aussi être difficile à vivre.

Comme le papillon qui n’arrive pas à sortir de sa chrysalide le bipolaire peut se retrouver coincé, plein d’une vitalité et d’une énergie qui ne sont pas adéquates avec la chrysalide qu’est ce monde.


Le mélancolique perd foi en le monde.

Le maniaque se découvre une foi en quelque chose plus grand que le monde : il avance sans comprendre ce qui le dirige, mais sans douter.


Le monde est très différent de la réalité spirituelle située elle au-delà de la matière.

Le maniaque s’y retrouve vite perdu.

Il est enivré par ce qu’il découvre, par ce qui soudain le touche, mais il n’a pas les clefs pour le comprendre.

Soudainement doté d’un esprit libre, dans un monde limité et emprisonné par de fausses croyances, le maniaque finit par chuter. Comme le monde spirituel n’a pas de limite, il se retrouve sans aucune barrière ni mentale ni morale. Il a l’esprit dans des cieux et ne touche plus terre. Il abandonne tous ses repères sociétaux, il ne peut trouver des interlocuteurs, il passe pour fou aux yeux des autres, qui témoins de cela, pensent qu’il met sa vie en danger et veulent absolument le stopper. C’est le monde, oui, qui le met alors en danger, par sa construction, par ses limites : par ses règles et ses nécessités qu’il ne maitrise plus, qu’il a en ces moments totalement oubliées.


Devant toutes les difficultés de ce trouble il est en effet possible que la plupart des bipolaires n’en sortiront jamais.


Mais si certains s’en sortent et guérissent, comme mon cas et celui de cet américain rencontré sur le web le montrent, il est crucial de n’enlever l’espérance à aucun.

Il ne faut jamais faire une réalité absolue de ce qui arrive généralement.



En conclusion, si vous ne devez retenir que quelques phrases de cet article, souvenez-vous de l’existence de fortes similitudes entre la bipolarité et la spiritualité, du fait que les maladies psychiatriques sont des maladies de l’esprit, de l’âme même, qu’en guérir n’est pas impossible si l’on comprend ce qui est nourriture pour l’esprit et aspirations de l’âme.

Le mot spiritualité est lié au mot esprit, vous ne pouvez changer cela : la spiritualité est la nourriture et la science de l’esprit.

Le seul moyen de sortir de la bipolarité pourrait être la spiritualité.


Retenez encore qu’il faut absolument arrêter d’enlever l’espérance aux bipolaires !

Enfin cesser de les conditionner au fait qu’ils n’en guériront jamais !


Ces suggestions négatives ont un poids, une force, elles deviennent des prophéties auto-réalisatrices.

Elles font que pour s’en sortir le bipolaire va en retour avoir besoin d’autant de forces contraires, trouver en lui pour y arriver un courage incroyable pour aller à l’inverse de tout ce qu’on lui dit.

C’est pourquoi si peu y parviennent, si peu en guérissent.

Et s’ils y parviennent ils doivent aussi savoir qu’une dose de courage supplémentaire leur sera encore nécessaire puisque le monde, conditionné à l’idée que cette maladie est incurable, ne voudra les entendre.

Remettre cela en cause c’est remettre en cause la médecine.


La médecine passe pour une science exacte alors que ce n’est pas une science exacte.

La médecine sait des choses.

On arrive parfois à faire des choses et obtenir des avancées et des guérisons grâce à la médecine.

Mais la médecine est une science limitée et non pas une science exacte comme le sont par exemple les mathématiques.


Au niveau du champ de l’esprit, la médecine ne comprend rien, ce n’est pas à force de médicaments que l’on peut guérir l’esprit.

On peut apaiser un moment l’esprit ainsi, parce que tout vient de ce que l’esprit émet.

Et qu’administrer des médicaments change la chimie de l’esprit et l’empêche alors d’émettre.


Il existe des mondes invisibles, si votre esprit vibre la paix il va se connecter à des mondes invisibles de paix, s’il vibre de l’angoisse il va se connecter à des mondes d’angoisses. Donner des médicaments fait qu’il entre dans une vibration basse, molle, où il ne va plus se connecter aux mondes invisibles. Cela donne l’impression d’un apaisement bénéfique, mais c’est seulement qu’au lieu de vivre et d’avancer sur le chemin, on ferme la porte devant lui, il n’avance donc plus, et même dans la société il a beaucoup de mal à avancer aussi. Il lui faut franchir la porte devant lui pour pouvoir s’en sortir.


Je souhaite bon courage et bonne chance à tous les bipolaires qui liront cet article et je les encourage à continuer avec moi leur réflexion par la lecture de mon livre.

Gardez l’espérance, mon histoire est une Réalité, c’est une Vérité, Je Suis Guéri, On Peut Guérir.

Peu y sont parvenus et ils ne trouvent généralement pas le moyen de se faire entendre.

Pourtant cette vérité est une vérité.

Et vous ne pouvez donc pas faire autrement que de l’accepter pour vous en sortir.

Il vous faut comprendre qu’il y a une voie, un chemin de guérison.

Même si l’on vous dit qu’il n’y en a pas, il y a bien une espérance.

Et si cela doit passer par la foi, par la spiritualité, que Dieu vous ouvre le chemin lui-même car c’est Dieu qui ouvre les meilleurs chemins…


Benjamin Nemopode



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