top of page
Rechercher

Témoignage de Fabien Le Bihan

Dernière mise à jour : 31 juil. 2022



Le sens de notre vie est de rester stabilisé.


"Sur le plan philosophique, sur le fil, le sens de la vie du funambule est de ne pas la perdre en gardant l’équilibre.
Avec, puis peut-être, sans balancier, le danseur de corde, avance pas à pas, sa marche est une succession de déséquilibres, mais prudemment il atteint l’équilibre sur la corde et marche malgré ce handicap vers son but."

Je suis né en 1969 à Lorient (52 ans aujourd’hui), une ville du sud de la Bretagne en France.

Après des études supérieures dans ma ville natale, j’intègre à l’âge de 21 ans une institution bancaire.

J’exercerai avec succès mon premier métier de commercial dans une agence rurale de la banque.

A 24 ans, à la faveur d’une « promotion », j’intègre le siège social et administratif, au département des back-offices dans le service des marchés dérivés et devises au sein de la salle des marchés, et je réside à Brest, à la pointe de la Bretagne.

« Tout commence en Finistère », c’est bien vrai…

Mais pas de la façon dont j’avais pensé à l’époque !


C’est à ce moment là qu’apparaissent mes toutes premières bouffées délirantes sur mon lieu de travail (25 ans) et mes premières hospitalisations en institutions privées, puis publiques, en psychiatrie.

Aujourd’hui l’on pourrait parler de burnout consécutif à un stress social.

Un burnout, qui pourrait s’apparenter à un accident du travail ; qui s’est caractérisé par le début d'une schizophrénie.

Mon entourage, professionnel, amical et familial, pensait que c’était une dépression ; et j’ai été mal conseillé au début de ma pathologie. J'ai eu une carrière professionnelle chaotique.

Je suis, désormais, réellement stabilisé depuis l’arrêt de toutes mes activités professionnelles et associatives, depuis 2010. J'ai également changé d'environnement ; un nouveau cadre de vie, de nouveaux amis, j'ai pris un chat et en plus de la peinture, une activité découverte à l'hôpital, je me suis mis à écrire mon récit. Écrire un journal d'abord par saison, puis au quotidien. Beaucoup de stress à l'écriture et la publication de ces livres au départ. Pour écrire mes maux je devais au début prendre de l'alcool tellement c'était douloureux d'en parler.

"Aujourd'hui je me sens mieux quand j'écris, une vraie thérapie complémentaire."

Je pense que l'environnement dans lequel on vit est une clef, en plus du traitement, pour être mieux. Bien entendu j'ai encore des hallucinations auditives, mais elles sont diffuses et lointaines et surtout si je prends un toxique comme l'alcool ; je ne prends pas de drogue. Et puis j'ai toujours une petite voix dans ma tête qui m'encourage tous les jours, mes Anges ? Depuis 2020, je vois désormais mon psychiatre une fois par an, pour faire le point. C'est mon médecin généraliste qui fait le renouvellement des médicaments, que pour rien au monde j'ai envie d'arrêter.

Je pense qu'il faut faire l'apprentissage des échecs soi-même pour y puiser un enseignement nécessaire à sa propre évolution vers la Lumière. Faire soi même l'apprentissage de la souffrance me semble nécessaire pour se transcender pour que plus rien ne nous touche ou ait une influence négative sur sa vie. La vie est une succession d'apprentissages et d'enseignements que la lecture d'un livre ou d'un témoignage ne peuvent remplacer. Au mieux ils nous donnent des pistes d'orientation du sens de sa vie.

J'ai expérimenté l'échec, la douleur et la souffrance psychique qui m'ont permis d'être toujours là aujourd'hui en en tirant une leçon de vie. D'un parcours particulier, on ne peut que difficilement en faire une généralité en se l'appropriant.

Je ne pense pas que l'on puisse tirer de la lecture de mes livres un enseignement, au mieux une source probable d'inspiration pour se rapprocher minute après minute de son accomplissement personnel source d'un bonheur de vivre au quotidien. Mais peut être que je me trompe. L'important face à l'adversité c'est de ne rien lâcher et essayer de toujours aller de l'avant par des initiatives même quand les portes se ferment.

Toujours y croire ; une porte finit toujours par s'ouvrir surtout s'y l'on croit en soi-même et ses capacités de résilience. Mais c'est vous le maître du jeu de votre vie ! Est ce que mon témoignage résonne en vous de façon positive et fait rejaillir du plus profond de vous-même l'énergie de vous en sortir ? Après la lecture de mes récits autobiographiques, à vous de me le dire...

  • "Ancien salarié d'une grande entreprise et aujourd'hui en invalidité ; je milite à travers mes ouvrages pour une société inclusive(*) concernant la déficience psychique. L'ignorance des citoyens sur ces sujets est réellement une source de moqueries, de rejet et de discriminations ayant pour conséquence l'isolement ; c'est la double peine des victimes de ces pathologies."

  • (*) Une société inclusive est une société qui s'adapte à tous les handicaps et non l'inverse

 
 
 

3 Comments


Bonjour Fabien


Votre texte est très touchant car je pense comme vous. En effet, la vie est une succession d'apprentissage comme vous le décrivez si bien. En parlant de la souffrance, que ce soit physique ou psychique, nous avons appris à la connaître et nous savons de ce fait, ce que nous ne voulons plus. Malgré tout, saurons-nous désormais faire barrage à d'autres expériences similaires que nous avons vécu et que l'on pourrait encore croiser ?


Merci pour ce beau témoignage.


Je vous souhaite une avancée positive dans ce que vous entreprendrez.


Véronique

Like

lassen.johanne
Dec 27, 2021

Aujourd hui je sais ke malgré tout ce ke l on dira .vous etes un génie Monsieur

Like
fabienlebihan
fabienlebihan
Dec 28, 2021
Replying to

Merci pour votre commentaire. Je suis agréablement surpris. L important c est de ne pas douter.

Like

© 2025 by Moryotis

Bienvenue

DANS LE FUTUR

bottom of page